Conclusion Dune Dissertation Explicative

Qu'est-ce qu'une « conclusion » dans le cadre d'une dissertation ?

La conclusion d'une dissertation correspond à la toute fin de votre devoir.

Visuellement, elle se distingue de la dernière partie développée, par exemple après un saut de deux lignes.

Que contient-elle ?

La conclusion d'une dissertation peut commencer par « En conclusion, » ou « Pour conclure, » ou encore « Ainsi, ».

Elle reprend les idées que vous avez développées dans votre dissertation, selon le plan que vous aviez annoncé et que vous avez effectivement respecté dans vos parties. En somme, elle fait le « bilan » de votre réflexion.

Faut-il faire une « ouverture » ?

La conclusion d'une dissertation n'est pas à traiter comme la conclusion d'un commentaire composé.

Pour un commentaire composé, vous êtes invité à faire une « ouverture » à la toute fin de votre conclusion, c'est-à-dire à mettre en lien le texte que vous venez d'étudier avec d'autres textes, d'autres notions que vous connaissez.

Etant donné que la dissertation ne porte pas sur un texte mais propose une longue réflexion structurée, il serait dommage de partir à la fin de votre devoir sur une autre réflexion, que vous ne pouvez pas mener. La seule « ouverture » possible est donc d'élargir très légèrement le sujet.

Cet élargissement dans « l'ouverture » est difficile à faire et ne doit pas tendre vers le remplissage farfelu, la question saugrenue.

Ainsi, pour un lycéen, autant cette « ouverture dans la conclusion » est assez facilement réalisable dans un commentaire, autant elle semble très difficile à effectuer dans une dissertation.

Moralité ? Dans une copie de bac, nous vous déconseillons de chercher à faire une « ouverture ». Soignez bien la conclusion – bilan. Ce sera très satisfaisant.

Et si on se sent capable de faire une « ouverture » ?

Pour les élèves qui sont parfaitement à l'aise avec la méthode de la dissertation, la réalisation d'une « ouverture » en fin de conclusion est évidemment possible.

Cherchez alors à élargir le champ de la réflexion, notamment en explorant d'autres supports que littéraires et en vous aventurant vers la modernité. Si la dissertation porte par exemple sur le roman, étendez la réflexion à d'autres genres comme le genre du théâtre ou même cinématographique. Si elle concerne l'argumentation indirecte, partez dans l'ouverture sur les caricatures de presse ou les sketchs des humoristes d'aujourd'hui. Si la réflexion porte sur la poésie, faites une allusion à la poésie numérique ou bien le slam. Etc.

Quels sont les pièges à éviter pour une conclusion de dissertation ?

Premier piège à éviter : la poursuite de la dissertation.

Attention ! Ne donnez plus de références. Ne poursuivez pas la réflexion. Celle-ci est terminée. Même si vous vous rendez compte que vous avez oublié une référence intéressante, tant pis.

Deuxième piège à éviter : le remplissage farfelu pour l'ouverture.

Rien de plus décevant qu'une copie qui s'achève sur une ouverture complètement bidon ! N'en faites pas, c'est mieux.

Voyons deux exemples.

Exemple A (élève A) : conclusion pour une dissertation sur l'argumentation

L'élève A a eu le sujet de dissertation suivant :

Le recours à la fiction (fable, conte philosophique, portrait satirique, roman-fable, etc) permet-il vraiment de dénoncer efficacement les défauts des hommes ?

L'élève A a organisé sa dissertation en 2 parties :

I/ La fiction permet de dénoncer efficacement les défauts des hommes.

II/ Ce recours à la fiction a ses limites, surtout en comparaison avec l'argumentation directe.

Il prépare maintenant sa conclusion.

Il sait ce qu'il dira pour le bilan. Il doit simplement récapituler ce qu'il a dit dans les 2 parties.

Il cherche une « ouverture ». Il n'en trouve pas et sait que ce n'est pas très important.

L'élève A choisit donc, avec pertinence, d'aller à l'essentiel et de rendre une conclusion correcte, sans aucune ouverture.

Après avoir sauté 2 lignes après sa 2ème et dernière partie, l'élève A fait un alinéa de 2 carreaux et écrit ainsi la conclusion suivante :

           Pour conclure, le recours à la fiction (fable, conte philosophique, portrait satirique, roman-fable, etc) permet bel et bien de dénoncer les défauts des hommes mais présente certaines limites et certaines faiblesses. Dans bien des cas, seule l'argumentation directe possède la force de dénoncer et d'agir concrètement. Ainsi argumentation indirecte et argumentation directe se complètent pour faire avancer la critique et faire progresser l'Homme.

Exemple B (élève B) : conclusion pour la même dissertation

L'élève B a eu le même sujet que l'élève A et a établi le même plan mais l'a poursuivi dans une 3e partie.

Plus à l'aise en dissertation que l'élève A, l'élève B a donc composé le plan suivant :

I/ La fiction permet de dénoncer efficacement les défauts des hommes.

II/ Ce recours à la fiction a ses limites, surtout en comparaison avec l'argumentation directe.

III/ Plutôt que le choix entre fiction ou réalité, argumentation indirecte ou directe, ce qui compte, c'est le style de l'auteur.

Pour sa conclusion, l'élève B voudrait, en plus de son bilan, faire une ouverture. Il réfléchit.

Il se dit que le sujet qu'il a eu pour cette dissertation concernait évidemment la littérature mais qu'il aurait aussi pu être valable en dessin.

Il a en effet étudié en classe des caricatures d'Honoré Daumier qui dénoncent des défauts des hommes : par exemple la cupidité des avocats, qui ne pensent qu'à l'argent que vont leur rapporter les affaires à plaider. Les dessins sont bien faits et présentent des traits exagérés. Ce sont des caricatures. Souvent accompagnées d'une phrase de dialogue amusante, ces caricatures relèvent de l'argumentation indirecte. Comme dans une fable de la Fontaine, Daumier passe par la mise en situation, l'exagération stéréotypée et l'humour pour dénoncer les défauts des hommes.

Cet élève B a aussi vu des affiches de propagande soviétique qui glorifient Staline. Ce sont des dessins qui relèvent de l'argumentation directe. Le message est clairement identifié et revendiqué. Cela ne dénonce pas un défaut des hommes mais l'élève pense pouvoir s'en servir pour faire une opposition entre argumentation indirecte / directe et montrer le rôle du talent de l'auteur. Autant Daumier crée un dessin plein de finesse, maîtrisant la caricature, autant les affiches de propagande offrent un traitement grossier, visant simplement l'efficacité.

Cependant l'élève continue de réfléchir et se dit que c'est la même chose dans tous les domaines artistiques engagés, par exemple en chanson...

L'élève B a raison. Tout ceci constitue une bonne ouverture pour sa conclusion de dissertation.

Après avoir sauté 2 lignes après sa 3ème et dernière partie, l'élève B fait un alinéa de 3 carreaux et écrit donc la conclusion suivante :

            Ainsi, l'auteur a le choix des moyens pour dénoncer les défauts des hommes avec efficacité : il peut s'aventurer dans la fiction par le biais de la fable, du conte philosophique, du portrait satirique ou encore du roman-fable. Conscient des limites et des faiblesses de l'argumentation indirecte, dans certains cas il peut faire au contraire le choix d'une argumentation directe, ancrée dans la réalité, exploitant alors tous les ressorts de la rhétorique afin de convaincre et persuader son public. Cependant, nous l'avons vu, l'efficacité d'un texte argumentatif réside en vérité dans le talent stylistique de l'auteur. La dichotomie entre fiction ou réalité est dépassée. Seule compte la maîtrise de la langue et de ses effets. Ne peut-on d'ailleurs pas faire le même constat dans d'autres domaines que la littérature en matière d'argumentation ? Ce qui distingue une caricature réalisée par Honoré Daumier dans sa série sur les Gens de Justice et une affiche de propagande soviétique, est-ce seulement le type d'argumentation ou bien la finesse du trait ? La réflexion sur le recours à la fiction ou bien l'ancrage dans la réalité ne concerne-t-il pas tous les arts ?

Vous savez désormais comment faire une conclusion pour une dissertation.
Maintenant, à vous de jouer ; entraînez-vous !

Comment rédiger la conclusion d'une dissertation

3 parties:Bien réfléchir à la conclusionRédiger la conclusionÉviter certaines erreurs fréquentes

La conclusion d'une dissertation est comme l'emballage d'un cadeau : elle doit être brillante. C'est cette partie qui fait le lien entre tout ce que vous avez pu écrire précédemment et qui permet également de prendre du recul par rapport au sujet. Une conclusion parfaite doit résumer brièvement tout ce dont vous avez parlé au long de votre dissertation. En fonction du sujet, il faut trouver une fin originale ou faire montre d'une éloquence particulière. En travaillant cette conclusion, vous sortirez du lot et aurez certainement une bonne note.

Étapes

Bien réfléchir à la conclusion

  1. Posez-vous les bonnes questions. Au moment de passer à la conclusion, mettez-vous à la place de votre lecteur et demandez-vous : « Et alors ? En quoi ce travail apporte-t-il quelque chose de neuf ? » En somme, que pourriez-vous écrire qui finisse de convaincre vos lecteurs de vous suivre dans votre analyse du sujet [1] ?
    • La question abrupte (« Et alors ? ») que se poserait un éventuel lecteur doit vous inciter à ne pas succomber, en conclusion, à la facilité, mais au contraire à être encore plus convaincant.
  2. Si ce n'est pas déjà fait, dressez la liste des principales idées avancées dans votre travail. Vous ne pourrez pas faire une bonne conclusion si vous n'avez pas réussi à dominer votre sujet. Il ne vous est pas demandé d'exposer tous les aspects de votre travail, seulement ceux qui sont essentiels [2].
    • Au moment de conclure, ayez toujours en tête votre sujet et les réponses que vous avez proposées. Cela vous évitera de vous disperser et de recommencer, en conclusion, une autre dissertation.
  3. Essayez de voir si vous ne pourriez pas prolonger un des thèmes avancés dans la première partie. Il arrive parfois qu'on puisse conclure sur ce thème-là, mais en l'élargissant [3]. Cette figure de style s'appelle l'épanadiplose et suggère une fermeture du récit sur lui-même [4].
    • Ainsi, si vous avez commencé votre dissertation sur le sentiment de petitesse qu'éprouvent les hommes face à l'immensité de l'Univers, vous pouvez très bien revenir sur ce thème en conclusion. Élargissez le sujet en avançant le fait qu'avec leurs connaissances, sans cesse accrues, les hommes rendent cet espace bien moins imposant.
  4. Pensez à mettre vos conclusions en perspective. Vous avez travaillé dans une certaine optique, mais vous devez être capable de montrer que ce que vous avancez est utilisable si on adopte une autre perspective, si on élargit le cadre de la réflexion. Le lecteur pourra alors, avec ses propres connaissances, envisager de traiter un thème approchant. Votre travail n'aura pas été inutile [5].
    • Ainsi, si vous avez travaillé sur le poème de Baudelaire intitulé « Une charogne », vous pouvez faire un rapprochement avec « Le bal des pendus » de Rimbaud et lancer l'idée d'une étude sur la vision de mort chez les poètes maudits.

Rédiger la conclusion

  1. Commencez par une petite transition (facultatif). Pour le lecteur, ce sera le signe que vous êtes en train de passer à la conclusion. La plupart des conclusions sont introduites par une courte transition, mais ce n'est pas obligatoire. Parfois, la conclusion est facilement repérée sans transition. Entre les deux cas de figure, on peut avoir une simple phrase de transition.
    • Évitez les mots ou les locutions de transition un peu expéditives, du type « En conclusion… », « Pour résumer… », « Au terme de cette étude… » Tout le monde fait cela et vous donnerez l'impression que vous voulez vous débarrasser au plus vite de cette corvée [6].
  2. Commencez par résumer certains des points les plus importants de votre travail. Vous pouvez ainsi reprendre les titres des parties et les reformuler en deux ou trois phrases bien rédigées. Ainsi, vous rappellerez au lecteur les deux ou trois idées fortes autour desquelles s'articule votre travail.
    • Ces points importants ne doivent pas être rédigés de la même façon que dans le corps du développement, le lecteur vous a déjà lu. À ce stade, il est inutile et redondant d'entrer dans le détail.
  3. Tâchez de faire concis et attrayant. Il n'y a pas de longueur particulière pour une conclusion. Elle est souvent proportionnelle au développement : à devoir court, conclusion courte. Un devoir d'une heure doit avoir une conclusion de 5 à 7 phrases. Plus courte, vous avez surement oublié un point important, plus longue, vous êtes reparti dans le développement. Il faut trouver le juste équilibre !
  4. Dans une conclusion, on doit bien sûr retrouver, sous une forme ou une autre et s'il y en a une, la réponse à la problématique du sujet. Cette réponse générale devra apparaitre, même si ce n'est que de façon allusive. Tout votre travail a débouché sur cette réponse et il est logique qu'elle apparaisse : c'est le cœur de votre étude. Le lecteur s'attend à voir exposée en conclusion votre interprétation définitive du sujet.
    • La ou les conclusions auxquelles vous êtes arrivé doivent être présentées sous un nouveau jour. Ne reprenez pas les expressions que vous avez utilisées précédemment : on vous taxerait de fainéant ! Reformulez la réponse à la problématique de façon intelligente.
  5. Faites preuve d'assurance. Après tout, vous avez travaillé sur le sujet plus longtemps que n'importe qui, alors montrez-le ! Pour cela, montrez que vous maitrisez les idées, les concepts, mais aussi le vocabulaire spécifique. Montrez que vous avez puisé aux bonnes sources et que vous êtes capable de bien rédiger [7]. Assumez vos analyses et vos propos et présentez-les dans une langue accessible à tous [8].
    • Par exemple, au lieu de dire « C'est pourquoi Abraham Lincoln était, je pense, le plus grand des présidents américains du XIXe siècle », dites « C'est pourquoi Abraham Lincoln était le plus grand des présidents américains du XIXe siècle ». Le lecteur suppose que si vous écrivez qu'Abraham Lincoln était le plus grand des présidents, c'est que vous le pensez. L'ajout de « je pense » outre qu'on n'utilise pas la première personne, donne l'impression que vous ne voulez pas prendre position, ce qui affaiblit votre propos.
    • Dans une dissertation ou un mémoire, on ne s'excuse pas pour ses opinions : assumez-les ! N'écrivez jamais des tournures du style « … mais je ne suis peut-être pas un expert en la matière » ou « … du moins c'est mon opinion » [9] ! On vous reprocherait ces hésitations.
  6. Terminez avec une belle envolée. Votre dernière phrase doit être particulièrement bien tournée et être incisive, voire allusive. C'est plus facile à dire qu'à faire ! Prenez le plus de recul possible par rapport à tout ce que vous avez pu dire jusque-là et demandez-vous : « De quoi parle ma dissertation et à quelles conclusions suis-je finalement parvenu ? » Si vous avez les réponses, la rédaction ira de soi [10].
    • Concluez sur une touche d'ironie. Adoptez un ton espiègle dans votre dernière phrase et présentez un sujet corolaire à votre thèse en ironisant. La fin de votre dissertation deviendra alors provocatrice à souhait.
    • Jouez sur la corde sensible ! Souvent, les dissertations sont par nature très rationnelles, à la limite de la sècheresse et mettent de côté la dimension émotionnelle. C'est pourquoi faire appel aux sentiments de votre lecteur peut être une façon très efficace de conclure une dissertation. Si vous adoptez le ton approprié, cela contribuera à donner un côté plus humain à votre texte. Cette partie ne doit pas détonner avec le style de l'ensemble.
    • Lancez un appel à l'action (à utiliser avec parcimonie). Si, suite à votre analyse, vous proposez des pistes d'action à vos lecteurs, faites-le avec tact. Il s'agit là d'une prise de position forte qui n'est pas possible avec tous les sujets et pour tous les publics. Si on vous demande un travail argumentatif ou explicatif, ce genre de conclusion n'est même pas envisageable.

Éviter certaines erreurs fréquentes

  1. Une conclusion n'est pas un résumé ! Le reproche qu'on fait le plus souvent aux étudiants est que la conclusion est une simple redite, en résumé, du développement. Vos lecteurs s'en apercevront vite et refuseront d'aller plus avant [11].
    • Essayez plutôt d'élever le débat en conclusion. Montrez qu'avec plus de temps, on peut aller plus loin dans la réflexion à partir de ce que vous avez déjà exposé.
  2. Limitez les citations, si possible. Il n'est pas nécessaire de multiplier les citations et les analyses dans la conclusion : vous êtes censé l'avoir fait dans les paragraphes précédents. La conclusion est la partie qui fait le lien entre tous les éléments importants développés précédemment. Il n'y a aucune place pour la nouveauté [12].
  3. Si c'est possible, n'employez pas un vocabulaire trop spécifique ! Évitez les termes trop recherchés ou trop techniques. La conclusion doit être compréhensible par tous et ne pas être ennuyeuse. Exprimez-vous simplement, mais clairement, avec des mots choisis et pleins de sens [13].
    • Évitez d'employer les mots de transition suivants : « Premièrement… », « Deuxièmement… », « Troisièmement… », etc. Le style en est alors alourdi. Réfléchissez d'abord à ce que vous allez dire et faites en sorte que chaque point soit clairement identifiable.
  4. N'égarez pas votre lecteur avec de nouveaux éléments ! Ce n'est plus le moment d'introduire de nouvelles idées ou de nouvelles données. Cela ne fera que perturber votre lecteur. Ne compliquez pas votre propos ! Faites une conclusion qui soit dans la droite ligne de votre étude et allez à l'essentiel.
  5. N'évoquez pas d'éléments mineurs. Une conclusion n'est pas une partie dans laquelle on aborde des points secondaires qu'on aurait évoqués dans le développement. Il faut prendre un certain recul, mettre en avant les seuls résultats majeurs auxquels vous êtes parvenu et laisser de côté tout ce qui est marginal [14].

Conseils

  • N'oubliez pas de relire votre dissertation ! Vérifiez qu'il n'y a pas de fautes de grammaire, de syntaxe, d'orthographe ou de ponctuation.
  • Une conclusion doit être consistante. Revenez sur votre thèse initiale et montrez que vous ne vous êtes pas égaré lors de votre réflexion et que vous avez considéré l'ensemble de la problématique.

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