Les 4 Saisons Despigoule Critique Essay

Publiée le 24/12/2015

Un film très particulier, entre faux documentaire caméra au poing, film choral et comédie de moeurs, difficile de classer ces Quatre Saisons d'Espigoule dont le véritable centre d'intérêt semble être le fameux village éponyme du centre de la Provence. En effet, je pense que pour l'apprécier pleinement, il faut être originaire de la région, pour comprendre et se reconnaître dans tous les tics de langage, les traditions et l'ambiance si caractéristique. Il ne s'agit pas d'un film aussi accessible que Bienvenu chez les Cht'is par exemple, ici, soit on accroche, soit on accroche pas. De plus, le manque de fil conducteur peut vitre être agaçant, il faut simplement se dire que l'on assiste à une peinture exagérée (quoi que), sans prise de tête et honnête de la région. Le plus important, c'est que l'on sente que ça a été fait par un réalisateur originaire de la Provence (Vive Brignoles !), donc avec le coeur, pour un public qui se reconnaîtra et passera certainement un bon moment de rire en le visionnant. Ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais c'est fait avec le coeur, alors pourquoi pas !

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A l'entrée de la projection de presse, les journalistes se sont vu remettre un « petit lexique espigoulais » où l'on apprend notamment que cagagne, cagole, espincher ou encore aller à l'opéra signifient, dans l'ordre, « diarrhée », « pétasse », « lorgner » et « aller aux putes ». Ces expressions sortent de la bouche des habitants d'un petit village de Provence, que le réalisateur (sans rapport avec le documentariste Nicolas Philibert) a suivis pendant un an.
Aveuglé par l'amour qu'il porte depuis l'enfance à ces joyeux drilles, Christian Philibert a filmé à la va-comme-je-te-pousse leurs rigolades et chamailleries, avec des contre-jours involontaires, des coupes abruptes et maladroites, voire des intrus qui traversent le champ de la caméra...
Ce côté bricolo pourrait avoir du charme. Mais, parti à la chasse au pittoresque, l'auteur de ce para-documentaire où, selon le slogan publicitaire, « tout n'est pas vrai mais rien n'est vraiment faux » a surtout récolté des plaisanteries de fin de banquet. On est loin du Pastorale d'Otar Iosseliani, fable picaresque construite sur la même idée de huis clos villageois. A Espigoule, crachats de chicots, courses à dos de bouc et autres canulars d'individus déguisés en phacochères nocturnes désolent plus qu'ils ne désopilent.
Marine Landrot

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